Scandalisés devant le mal

 

Année B – dimanche 25 mars 2018 -  Marc 14,1-15,47

 

 

 

« Vous allez tous être exposés à tomber ». Littéralement : tous, vous allez buter sur l’obstacle. De fait, les apôtres se dispersent dès l’arrestation du Maître. Tous perdent la foi en lui au moment où, arrêté, il va mourir comme un condamné de droit commun. Ne sommes-nous pas comme eux, scandalisés devant le mal, prompts à accuser Dieu des catastrophes ?

Dieu n’a rien à voir avec le mal mais en son Fils il nous montre comment le vaincre. Jésus a accepté, par un amour incompréhensible et inimaginable, de prendre sur lui les conséquences des fautes qui créent le mal. Seul un officier romain, un païen, a su discerner dans le crucifié abandonné de ses amis, méprisé de tous, le Fils de Dieu. Il a compris que Dieu était mort de nos refus de croire en sa Présence qui, constamment, nous donne la force d’affronter l’épreuve dans la certitude que l’amour est toujours vainqueur.

Delphine, martyrisée par une mère déséquilibrée par la misère, était devenue si dure et agressive que tous l’avaient abandonnée. Une de ses clientes, à qui elle répondait durement, lui dit avec douceur : on peut avoir des antipathies, on n’a pas le droit d’être injuste. Bouleversée, Delphine, qui ne pratiquait plus depuis des années, se retrouva le soir dans une église. C’était comme si le Christ lui disait : je sais combien tu as souffert mais moi, je t’aime et j’ai souffert toute tes douleurs. Veux-tu les vivre avec moi ? « Il ne m’en veut pas, il est avec moi, il a gagné » disait Delphine, étonnée mais transformée.

Odile  van Deth

Simone Pacot

 

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